L’esprit vivant et millénaire du Thé souffle depuis la Chine et vient à nous dans un langage universel. Il nous invite à retrouver des racines anciennes et vitales, progressivement perdues.
Forte de son expérience et de son implication dans le monde vivant du thé chinois, Nadia Bécaud vous propose de découvrir les secrets et la richesse inépuisable du Thé et de son univers. Son Institut vous permettra de rencontrer et d’explorer le monde du Thé, au moyen de conférences, de formations à l’Art du Thé et de cérémonies.

Même si la plante en constitue le fondement essentiel, la culture du thé ne se limite pas à des connaissances botaniques, géographiques et à des méthodes de fabrication. Le thé est profondément lié à l'histoire, aux religions et philosophies, à la vie artistique dans ses diverses formes d'expression, à la morale, aux échanges sociaux, à la santé, aux paysages Toute une gamme d’activités prit forme, telles que cérémonies du thé, coutumes de thé, méditations zen de thé, réunions de thé, cuisine au thé. Tout ceci constitue la plus importante partie de la culture du thé qui se propagea au fil du temps hors des frontières. C’est ainsi que la Chine devint le berceau de la culture du thé du monde
Dans nos sociétés actuelles comportant tant de pressions économiques, sociales et professionnelles, stress et affairement sans fin nous épuisent. Le thé, parce que son rythme est lié à celui de la nature, nous apporte un havre de paix et une plénitude qu'aucune autre boisson ne peut égaler. Véritable source de vie qui nous transmet sa pureté, il nous permet de retrouver l'unité avec nous-mêmes et dans le partage de ce moment privilégié.
LU YU- Premier Maître de Thé
"Quand vous buvez le thé, savourez-le pleinement, sinon son parfum se dissipera" Lu Yu
Toute culture de thé commence par le Traité du Thé de Lu Yu
Lu Yu vécut de 733 à 804. Il naquit au cours de la période la plus forte de la dynastie Tang, à Fuzhou (aujourd’hui Tianmen), dans le comté de Jingling (Hubei). Dans son pays, il portait le nom de Lu Hongjian. Après ses études, comme cela se pratiquait autrefois parmi les lettrés, il se choisit un autre prénom : Zi. Durant sa vie, il écrivit trois ouvrages sur le thé. Ses écrits se sont transmis jusqu’à notre époque, en particulier le Cha Jing ou Traité du Thé qui fut le premier écrit sur le thé, publié en 780 en un petit livre de 7000 caractères. Son ouvrage fut aussitôt apprécié et reçut de bonnes critiques. Grâce à la description détaillée qu’il apporte sur les méthodes de fabrication et de préparation, tout le monde apprit comment boire le thé. De son vivant, on le nomma « divinité du thé ». Après sa mort, il fut vénéré comme le dieu du thé. Aujourd’hui, on l’appelle « le Saint du Thé ».
L’eau
"L'eau est la mère du thé" disaient les anciens. Sans elle, bien sûr, pas de vie, ni de thé. Au fil du temps, de nombreux ouvrages ont été consacrés tout spécialement à son étude, comme celui de l’écrivain Tian Yihen sous la dynastie Ming. Tout d'abord, les sources, par leur propriétés, contribuent à l'environnement, indispensable à l'épanouissement des meilleures variétés, comme par exemple, les thés des rochers de la montagne Wuji au Fujian. Mais en ce qui concerne la préparation, il ne s'agit pas d'utiliser n'importe quelle eau. Lu Yu a clairement classifié les diverses provenances. Seule l'eau des sources de montagne, par sa qualité de pureté, exaltera parfum et goût et lui préservera ses propriétés. Ensuite, vient l'eau de pluie, et en dernier lieu, l'eau du puits. Au cours de ses voyages, il ne manqua pas de goûter aux différentes sources du pays, et il décréta "Source n°1" l'une de la montagne Lu, dans la province du Jiangxi. Lu Yu insiste sur l’importance de la qualité de l’eau pour la préparation du thé, préférant par-dessus tout les sources de montagne. Il décrit aussi de façon précise les étapes du chauffage de l’eau : au premier stade, il compare les petites bulles qui s’élèvent à la surface à des yeux de poisson ; au deuxième stade, à des perles (ou des yeux de crabe) ; au troisième stade, c’est une vague qui anime l’eau.
Pour certains Chinois, le thé permet de recouvrir le goût quelquefois peu agréable de l'eau de consommation courante.
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