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L'Esprit du Thé de la Boutique Cha Yuan

THEGONGFU  (5) (Copier)

Le thé nous est offert par la nature. Eclairé et enraciné dans le taoïsme, l'être humain doit suivre la voie de la nature, et ne rien faire qui perturberait son harmonie. Il représente le lien qui nous unit à elle. Le thé exprime cette culture et la véhicule à travers le monde. Au-delà des diversités extérieures, nationalités, cultures ou classes sociales, il a le pouvoir extraordinaire de rassembler tous les êtres, en un " temps " consacré, pour retourner à son essence d'abord individuelle, puis universelle, réunion de l'immense famille humaine.

Le thé apporte de nombreux éléments favorables à l'amélioration de l'esprit de l'homme d'où découlera une relation humaine harmonieuse. C'est aussi l'ambassadeur de la paix. Il ne convient pas aux déferlements houleux, ni aux vives discussions. Plutôt, il apaise les passions, nous ramène au centre, à la racine où l'être retrouve son authenticité dans sa relation à l'autre et aux objets. Plus qu'autre chose, il reflète l'impermanence de la vie. On le découvre à chaque occasion, toujours nouveau. Il représente l'union de l'influx vital de l'univers et de l'énergie fournie dans le travail de l'homme, sans cesse renouvelés.

Le thé nous apporte nature, paix, santé et éveil. Les maîtres du thé parlent du comportement particulier des " gens du thé " (personnes vivant ou vibrant avec le thé), qui expriment toutes ces qualités et qui gardent toujours en leur coeur l'esprit du thé simple et sain. Permettant de calmer les passions, il apporte l'équilibre et révèle la beauté qui en découle.

" Tandis que le thé parfumé apaise les six passions,
Et que son arôme pénètre les neuf provinces,
Nos vies comptent peu
Reposons-nous en paix.
Voici un pays dont il faut jouir.
"

Zhang  Mengyang - Poète de la dynastie Tang

CHA DAO : La Voie du Thé

La Voie du Thé a été imprégnée par les trois grands courants de pensées qui ont façonné la culture chinoise : confucianisme, taoïsme et bouddhisme, dans une interaction permanente de la matière et de l'esprit. Vouloir définir la Voie, ce serait à coup sûr la déformer et lui ôter la subtilité extrême de son essence en tentant de la cristalliser. Cette Voie représente la Nature, l'Origine et la Loi universelle. Pour la ressentir, laissons plutôt les mots vibrer en nous, laissons-les ouvrir les portes du coeur.

" La Voie chose vague indistincte
Si indistincte et si vague
En elle sont les Symboles
Si vagues et si indistincts
En elle est une Chose
Si profonde si obscure
En elle sont les essences
Des essences très pures
En elle est la fidélité ?
"

Le  thé, par sa pratique, va nous permettre d'avancer dans la Voie. Le chadao repose sur trois thèmes essentiels du taoïsme : la pureté ou purification du coeur, la quiétude et le non-agir.

Or, le thé possède comme propriété essentielle celle de purifier, tant sur le plan physique que sur le plan mental (comme l'apaisement des passions, par exemple). A l'autre extrémité, on constate que l'on ne peut pas bien préparer le thé ou pratiquer la Voie du Thé, si l'on n'a pas un coeur pur, c'est-à-dire un coeur calme, sans émotions. Le thé reflète l'état intérieur de celui qui le prépare, mais il l'aidera aussi à retrouver sa pureté originelle.

Il y a plus de deux mille ans, KONG ZI (Confucius) instaura une philosophie qui, au travers de la morale et des rites, visait à établir une stabilité dans la société. La qualité primordiale à développer était l'harmonie. Les êtres doivent se comporter entre eux de manière aussi harmonieuse que devrait être la relation de l'homme à la nature. C'est aussi la notion fondamentale du courant taoïste contemporain de Confucius.

Sa morale sociale nécessitait aussi la pratique du respect à tous les niveaux de relations.

" Thé et chan sont unis " : ce proverbe bien connu est quelquefois exprimé d'une façon différente, nous apportant un nouvel éclairage de cette relation : " Thé et bouddhisme (chan) ont la même origine ". Depuis toujours, on admet en Chine que le thé et le bouddhisme sont liés par une relation prédestinée. Il existe entre eux une harmonie naturelle. C'est au cours de la dynastie Tang (618-907) que le chan (zen) et la culture du thé se sont développés simultanément et de la façon la plus rapide de l'histoire.

Le thé représente une discipline bouddhiste sur le chemin vers l'éveil. De nombreux maîtres de thé, tant chinois que japonais, ont attesté l'éveil comme but ultime de leur art.

Le thé « mondain » n'appartient pas à la Voie du Thé qui doit se pratiquer dans la simplicité. Aucun artifice ne doit détourner l'attention de l'essentiel qui est la préparation du thé.

Le Bouddhisme et le Taoïsme ont en commun la pratique dans le silence, de l'assise en méditation dans le but d'obtenir le calme mental.

Le moine-poète Jiao Ran écrivit : " Boire trois fois du thé et l'on peut trouver la Voie ". Un autre moine célèbre, Hua Hai, déclara que pour améliorer la pratique spirituelle, il faut suivre les trois principes suivants : boire du thé, aimer (son prochain, la vie, etc.) et se reposer.

La pratique de la cérémonie du thé revêt une très grande importance. C'est une partie essentielle de la culture du thé qui commence au milieu de la dynastie Tang. Lu Yu l'a bien exprimé dans le Cha Jing (Traité du Thé). Il insiste sur l'importance capitale du rituel. Il a beaucoup parlé de l'esprit du thé, des instruments, des règles de préparation. Mais c'est son contemporain, Feng Yan, qui a le premier utilisé les deux termes : Cha Dao.

Le Cha Dao ne se nourrit pas de mots mais du silence. On ne parcourt pas ce chemin par la pensée car il n'y a pas matière à spéculer. Cette philosophie implique la plus complète adhésion de l'être à vivre l'instant présent. Le thé est un guide. Dans un état de perception extrême, laissons-le nous conduire. Dans la concentration du corps et de l'esprit, la manière de préparer le thé, libre et généreuse, est portée par l'inspiration du moment. Le style fluide, simple, sans précipitation apporte la tranquillité aux participants. C'est un moment de partage où l'individualité de chacun est dissoute.

Depuis la dynastie Tang, de nombreuses formes de cérémonies ont été instaurées. Nous pouvons en retrouver les traces par ces trois critères : selon la période historique, selon la région et selon la population : le rituel impérial, celui de la noblesse, des lettrés, des paysans, des minorités, du peuple, des moines, etc.

Voici quelques exemples de cérémonies que nous pouvons trouver en relation avec la province d'origine.

Le Gongfu Cha est l'une des plus connues. Il existe différentes formes de ce rituel. Celui du Fujian du Sud, dont il est originaire, celui de Chaozhou (ville située au Nord de Canton) et celui de Taïwan où les nombreux immigrants du Fujian apportèrent avec eux cette tradition. C'est une expression de la culture populaire. Le thé étant très concentré, le goût tout d'abord peut paraître amer ; ensuite, le parfum persiste longtemps en bouche. Ces deux régions étant productrices de thé wulong, c'est ce thé que l'on emploie. Les cérémonies permettent aussi de juger de la qualité d'un thé.

En Corée, il existe une cérémonie correspondant au passage initiatique de l'enfance à l'âge adulte. Les parents préparent le thé à leur enfant ; celui-ci, à son tour, va leur préparer le thé et leur offrir respectueusement. Ce geste symbolise le remerciement de l'enfant envers ses parents qui l'ont élevé.

La cérémonie du thé wu wo rassemble des « gens du thé » de différents horizons. Elle peut se pratiquer dans la salle d'un temple ou quelquefois à l'extérieur.

Cette cérémonie est effectuée dans l'esprit du thé, sans penser à soi. Le « je » est absent, ce qui entraîne l'harmonie et la paix. Le wu wo (« sans moi ») est la pensée principale du bouddhisme. On trouve la même notion dans le taoïsme et dans le chan (wu zi). Au-dessus des individualités, se trouve l'unité.

Si la Voie se fait autant discrète, nous pouvons observer ses manifestations par la Vertu.

Les vertus du thé exprimées par la cérémonie sont les suivantes :

  • Harmonie - Respect - Silence - Sérénité
  • Tous les gens dans la Voie du thé sont une même famille

LES  CÉRÉMONIES DE THÉ CHEZ LES MINORITÉS

La population chinoise est composée de multiples groupes ethniques. C'est dans les régions du Sud-Ouest de la Chine que l'on en trouve le plus grand nombre, appelés " minorités ". Dans la province du Yunnan, vivent 26 minorités différentes. Chacune d'entre elles a gardé ses traditions pour préparer et boire le thé. Certaines de ces coutumes nous paraissent fort étranges. Le maître ou la maîtresse de maison, parés de leurs costumes traditionnels colorés et magnifiquement brodés, offrent toujours le thé de bienvenue pour accueillir leurs visiteurs :

  • Les six passions :  plaisir, colère, chagrin, bonheur, amour et haine
  • Les neuf provinces : les différents lieux de l'organisme

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